Mais mon chemin serpente, lui seul sait ou il va... s'il le sait !

Sous l'arbre

Les Contes

Et moi...

Je suis née Van Den Boom
Je suis née « De l’Arbre »
Boom
Arbre

Et rien de détonnant,
tu sais, ça se prononce :
Baume
comme ce qui soigne


Alors je m'y suis liée, à cet

Arbre qui comme l’homme
se tient debout
les pieds sur terre
la tête dans les étoiles

(h)être si multiple,
qui bruisse de vie-s,
cet hôte de milliers de
antennes à pattes
peut-être indésirables
(mais pour qui ?)
becs à plumes

animhommammifères
tiges à sève parfois somnifères
moisi-champis ~ parasites
embrassés sans broncher

Si grand, l'arbre, qu’on dirait que,
comme Atlas sur ses épaules,
il soutient le ciel

à bout de branches

Si profond
que ses racines
engouffrées vers les méandres

semblent tenir

le coeur de la Terre

Se mêlant, se liant

entre elles toutes, les racines,
et ensemble tissant
toute la mémoire du monde…

Un conte

ça pousse et ça mûrit,

ça ne se force pas.

C'est comme une clé
vers nos terres intérieures
cartographiées
ou inexplorées
ou même : désertées
Et pourtant
si souvent

sublimes de beauté...

Comme du sol sur lequel on marche
il fait bon prendre soin
de celui dans lequel on pousse

Les contes
comme écologie
de nos terres

comme des yeux

à fleur de peau

à plante de pied
des yeux
sur ces rêves

qui pétrissent le monde
et qu'on cherche pourtant à oublier

Il paraît que l’homme devient

aveugle de ne plus rêver

Les contes
comme échos
logiques
ou non
Parfois le mystère est plus

beau que la raison

Parfois la question suffit
à retrouver la terre
la vue
le rêve.

Tu veux savoir d’où je viens ?
Ne sommes-nous pas tous

poussière d’étoile ?

Tout a commencé
(pour moi)
il y a 33 ans
au sortir d’un tipi
dans l’Ouest américain.

Mais c'est en France que je grandis,

les yeux noyés d'imaginaire
entre le "réel" et l'invisible.

Lorsque j'atteins 1m79,

et (re)descends (un peu) sur Terre,

j'atterris sur les planches.
À Chaillot, puis au conservatoire ParisVIII

se mêlent théâtre, chant, danse...

Sous l’oeil rieur d’Anne Cornu

et Vincent Rouche,
je chausse(?) un nez, rouge.

Le clown devient spectateur interne,
regard décalé, plume poétique.

Puis, je tombe en amour d’une Grèce

stratifiée, où la crise

flambe (sur) les rêves des hommes,
où des pierres vibrantes de mémoires
côtoient les poubelles du monde,
et que sur tout cela, parfois,

une fleur pousse au soleil.

À Athènes, le conte m’ouvre les bras.
 

De retour au pays d’enfance,
Je rencontre Charles Piquion

et me blottis sous son aile de conteur,
Je suis le sillage de Michel Hindenoch

et de ses yeux d’océan,

Je me lie aux Djinns, compagnie spectaculaire de coeur, explorateurs marionnettiques, ombrifères, profondifiants...

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