OEUVRE

Divagation méditentative


Je crois que ce j’attends secrètement d’une œuvre d’art, c’est qu’elle me recolle. Comme si, brisée depuis toujours sur les versants de la vie,

les morceaux de moi épars attendaient qu’on les berce pour reprendre et refaire corps. Et si douloureux que soit, parfois, le bercement,

si brûlante la colle, C’est bien là ma demande silencieuse. Qu’elle me répare, et qu’elle me grandisse. Lorsqu’une œuvre échoue, ce n’est pas de sa faute. Peut-être sera-t-elle une bonne colle pour un.e autre ? Mais lorsqu’une œuvre m’agit… alors,

et si cela peut, en plus, se faire avec un peu de grâce,

de beauté,

et parfois même d’étrange tendresse,

alors oui, j’embrasse.

J’ai envie de croire que l’art sera toujours vivant, Parce que toujours vital.



Mathildi

14 IV 2020